Les médiévales

Samedi 3 et dimanche 4 mai des enfants du CM2 ont participé aux médiévales en qualité de petits guides
de la Basilique.
Sous forme de sketchs ils ont raconté l'histoire, l'architecture, la chaire, la crypte et le retable de Ronzen.



L'histoire

 





On est au 20 ème siècle

Avec un guide et des petits touristes posant les questions





Le guide :

Vous êtes ici sur un site sur lequel l’occupation est très ancienne. On est dans une plaine agricole et riche. L’occupation du site devient chrétienne, il y a  2000 ans environ, car on a retrouvé lors de fouilles l’ancien cimetière, le baptistère pour baptiser les premiers chrétiens.

Avec cette présence chrétienne, des curieux, des visiteurs, des pèlerins vont venir ici. Surtout dès que les reliques, les restes d’ossements de Marie Madeleine sont redécouvertes.

Un petit touriste :

Quand est ce que l’on redécouvre ces reliques ?

Le guide :

C’est le comte de Provence qui en 1279, redécouvre le sarcophage de Marie Madeleine dans une chapelle du cimetière. Ce cimetière était sous le parvis et sous la basilique actuelle. Il demande au Pape Boniface 8 de venir authentifier et reconnaitre ces reliques en 1280, 15 jours après Pâques, lors de la Foire de la Quinzaine. Aujourd’hui, et 733 ans plus tard, c’est cette Foire que nous refaisons.

Un petit touriste :

Pourquoi l’église est ainsi ? Est-ce que la façade a été détruite ? Où sont les décorations, les statues ?

Le guide :

On débute la construction de l’église dès la fin du 13ème siècle. Mais elle va s’arrêter à plusieurs reprises. Ce n’est qu’au début du 16ème siècle sous le règne de François 1er, Roi de France, que l’église est terminée. Environ 250 ans après le début de la construction. L’église est ainsi terminée avec un mur de pierre que l’on voit aujourd’hui en façade. Eh oui, un simple mur de façade, sans décoration !

Un petit touriste :

Pourquoi ?

Le guide :

Le roi de France n’a pas assez d’argent pour décorer la façade car il est en guerre dans le Nord de la France. Pas de statues. Pas de portail sculpté. Pas de rosace en partie haute de la façade. Pas de clocher, on ne trouve que les bases du clocher sur la droite de la façade.

Heureusement l’église ne sera jamais détruite et elle a traversé les âges ainsi.

Un petit touriste :

Qui habite ici ?

Le guide :

Le projet de construction englobe l’église mais aussi un couvent avec un magnifique cloitre. Ce couvent a été construit pour accueillir les dominicains. Les dominicains sont des religieux de l’ordre prêcheurs. Leur mission depuis leur installation ici est celle d’accueillir les pèlerins et les touristes et de les évangéliser, c'est-à-dire leur raconter l’histoire de Jésus et de ses compagnons, que l’on retrouve dans les Evangiles. Le couvent et la basilique sont construits pour eux.


L'architecture

 

ARCHITECTURE

Personnages : 5

Le comte de Provence

L’architecte

3 maçons (personnes maitrisant la construction des arcs)

  
Le comte de Provence :

Mon projet est celui de construire une église, la plus belle de mon comté avec ce qui existe de plus beau. Je souhaite qu’elle soit un reliquaire pour honorer Marie Madeleine et pour accueillir ses reliques, que je viens tout juste de redécouvrir.

L’architecte :

Monseigneur, je vous propose de construire ici la plus grande église de votre comté. Pour ce faire, j’utiliserai les techniques de construction à la mode, c’est l’art gothique.
Avec mes maçons et sculpteurs, nous allons utiliser les techniques de construction arrivant de Paris et des chantiers des cathédrales du Royaume de France, celui de votre cousin.

Le comte de Provence :


Soit. Mais qu’est ce que c’est que c’est art gothique ?

L’architecte :


Venez voir mes maçons. Ils vont vous expliquer cela.


Maçon 1 :



Voilà ce que l’on a l’habitude de construire en Provence : l’Art Roman avec l’arc en plein cintre. On installe une structure en bois de forme arrondie et par-dessus on installe des  pierres taillées qui viennent s’emboiter les unes dans les autres à la perfection. Et c’est l’épais mur qui soutient la voute.


                                   Maçon 2 :



Voilà ce que l’on construit maintenant et depuis 1 siècle environ : c’est l’Arc Brisé. En effet, au sommet, l’arc a une forme pointue. Il permet ainsi de mieux répartir les poussées de la voûte et donc de limiter l’épaisseur des
murs. L’arc repose que sur des piliers et non sur le mur en entier. On peut ainsi faire des ouvertures.

Maçon 3 :


Enfin, je vous présente une grande nouveauté : la Croisée d’Ogives.  La voute repose sur 4 piliers et les arcs se croisent au milieu.
Ils sont maintenus par une seule pièce : la clé de voute au centre.

                       L’architecte :

Voilà l’art gothique. C'est-à-dire l’arc brisé et la croisée d’ogives.

Le comte de Provence :

Bon, c’est bien joli ce grand projet. Mais quel est son avantage ?

L’architecte :

Avec l’architecture gothique, on peut construire des églises bien plus grandes, bien plus hautes et très éclairées par de grandes baies. Nous pourrons y installer des vitraux avec de nombreuses couleurs.

Mon projet vous propose une église de 73 mètres de long par 37 mètres de large et 29 mètres de haut. Rendez vous compte la voûte de la cathédrale Notre Dame de Prise est à 33 mètres de haut, seulement 4 mètres de plus.

Le comte de Provence :  

Je vous donne mon accord. Avec le pape, nous financerons cette construction. Faites au plus vite. Faites ce qu’il y a de plus beau pour Marie Madeleine.


La chaire 





Personnages :

Louis Gudet : Le frère dominicain, sculpteur de la chaire

2 compagnons du devoir, artisans du bois qui viennent admirer l’œuvre et poser des questions au sculpteur :

·         Compagnon 1

·         Compagnon 2



Compagnon 1 :

Bonjour, nous sommes des compagnons du devoir, nous sommes artisans du bois et nous venons admirer le travail réalisé sur cette chaire. Vous êtes le sculpteur ?

Louis Gudet :

Oui, bonjour, je suis le frère dominicain Louis Gudet. J’ai sculpté cette chaire au 18 ème siècle. Je l’ai terminée en 1756. Savez-vous à quoi sert une chaire ?

Compagnon 2 :

Oui, c’est de là que le prêtre parle à ses fidèles pendant les messes.

Quel bois avez-vous utilisé ?

Louis Gudet :

J’ai réalisé cette chaire en bois de noyer et vous voyez cette rampe, elle est réalisée d’un seul bloc, c’est-à-dire dans un seul tronc d’arbre.

Compagnon 1 :

Et que représentent toutes ces scènes ?

Louis Gudet :

J’ai voulu représenter sur cette chaire toute l’histoire de Marie-Madeleine.

Chaque médaillon de la rampe représente une scène de sa vie.


    Regardez la première scène. Que voyez-vous ?

Compagnon 2 :

Je vois une femme avec une belle robe, des bijoux et de longs cheveux, qui parle à un homme. Il y a du monde derrière eux.

Louis Gudet :

La jeune femme que vous voyez est Marie-Madeleine. Elle habitait à Magdala, une ville de Palestine. Elle n’était pas aimée par les gens du pays car c’était une pécheresse.

Dans cette scène, Marie-Madeleine vient écouter Jésus et le rencontre pour la première fois.  

Les vêtements des personnages ne sont pas ceux de l’époque de Jésus mais ceux de notre époque, c’est-à-dire celle de Louis XV.

Que voyez-vous sur la scène suivante ?

Compagnon 1 :

Il y a des gens assis autour d’une table et une femme avec de longs cheveux qui tient les pieds d’un homme.

Louis Gudet :

Oui, la femme c’est toujours Marie-Madeleine. On la retrouve dans chaque scène. Jésus mange avec des amis chez Simon le Parisien. Marie-Madeleine entre et va confesser ses péchés. Elle lave les pieds de Jésus avec ses larmes, les essuie de ses cheveux et les parfume. On peut voir la fiole de parfum juste à côté.

Regardez la scène suivante. A quoi cela vous fait-il penser ?

Compagnon 1 :

Je vois des femmes dont Marie-Madeleine et Jésus avec des hommes. Un homme

Cela me fait penser à l’histoire de Lazare.

Louis Gudet :

Très bien. Lazare était le frère de Marie-Madeleine et de Marthe. Il est tombé malade. Marie-Madeleine a demandé à Jésus de venir, mais quand il est arrivé, c’était trop tard, Lazare était mort.

Jésus a donc ressuscité son ami Lazare. C’est sa résurrection que j’ai représenté ici.

Sur le médaillon suivant, on retrouve Jésus et Marie-Madeleine chez Marthe, la sœur de Marie-Madeleine et Lazare. Marthe est en colère car Marie-Madeleine ne l’aide pas à préparer le repas et préfère écouter Jésus. Mais Jésus dit à Marthe que sa sœur a choisi la meilleure place et qu’on ne peut pas la lui enlever.

Regardez la scène suivante, de quoi s’agit-il ?

Compagnon 2 :

Je sais, c’est Jésus qui est mort sur la croix et la femme à ses pieds, c’est Marie-Madeleine.

Louis Gudet :

Oui c’est ça, et la suivante ?

Compagnon 1 :

Marie-Madeleine et ses amies trouvent le tombeau de Jésus vide et croient que quelqu’un a volé son corps. Que fait-cet ange ?

Louis Gudet :

Il vient dire aux Saintes femmes : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est ressuscité ? »

Compagnon 2 :

Et dans le dernier tableau on voit Marie-Madeleine et Jésus.

Louis Gudet :

Oui, Marie-Madeleine prend d’abord Jésus pour le jardinier. Lorsqu’elle reconnaît Jésus elle veut le toucher mais celui-ci la repousse en posant sa main sur son front et en disant « Noli me tangere » qui signifie « Ne me touche pas ».

La tradition provençale raconte que Marie-Madeleine, Lazare, Maximin et d’autres amis de Jésus, sont partis sur une barque et sont arrivés aux Saintes-Maries-de-la-Mer. De là, ils sont allés évangéliser chacun de leur côté. Marie-Madeleine est partie vivre dans la grotte de la Sainte Baume pendant 30 ans. Avant sa mort, elle est venue ici rejoindre son ami Maximin. Elle a été enterrée dans un cimetière se trouvant maintenant sous la basilique.

En 1279, le Charles II, fils du Comte de Provence entreprend des recherches pour retrouver les reliques de Marie-Madeleine.

Des restes sont retrouvés et en particulier le crâne sur lequel on pouvait encore voir le bout de chair que Jésus avait touché. C’est ce morceau qui se trouve dans le reliquaire que vous pouvez voir aujourd’hui dans le chœur.


Compagnon 1 :

Et au-dessus de la chaire, c’est Marie-Madeleine qui est entourée par des anges.

Louis Gudet :

Oui c’est ça. Et dessous, on voit une colombe dorée qui représente l’Esprit-Saint.

Et regardez, tout en bas, sous la chaire,



j’ai représenté les quatre évangélistes par leur symbole :


                                                                                                  

Saint Marc : le lion,




Saint Mathieu : l’homme,




Saint Jean : l’aigle






et Saint Luc : le taureau.





Voilà Messieurs, Dames, la visite de la chaire est terminée, avez-vous des questions ?


La crypte


 

·         Le commanditaire : celui qui commande les sarcophages, qui paye

·         Artiste : dit ce que l’on doit dessiner (2 artistes – 1 par sarcophage)

·         Sculpteur (tailleur de pierre) (2 sculpteurs – 1 par sarcophage)



Commanditaire :


Bonjour, je suis le commanditaire, celui qui a commandé les sarcophages que vous voyez devant vous.

Au 4ème siècle après Jésus-Christ, il y avait un cimetière à la place de la Basilique.

Cette crypte est une ancienne chapelle du cimetière. Il s’agit d’une chapelle voûtée en plein cintre.

Lorsque les reliques de Marie-Madeleine ont été retrouvées, on a décidé de garder la chapelle.

Le sarcophage que vous voyez au fond de la crypte est celui de Marie-Madeleine.


 

Il est en marbre. Mais il a été très abîmé et on ne voit plus très bien ce qui est représenté. D’habitude, les reliques de Marie-Madeleine se trouvent au-dessus de ce sarcophage, mais pendant ce week-end, vous pouvez les voir dans le chœur de la Basilique.

A côté de ce sarcophage, vous pouvez voir le sarcophage des Saints Innocents, les petits enfants qu’Hérode a ordonné de tuer juste après la naissance de Jésus.

Ce sarcophage a contenu les reliques de Saint Maximin qui était un ami de Marie-Madeleine et qui a été le 1er évêque d’Aix-en-Provence.

Je vais laisser l’artiste et le sculpteur vous le présenter.

 

Le sarcophage des Saints Innocents

 

 

L’Artiste 1 :

Je suis l’artiste qui a imaginé ce sarcophage et j’ai demandé au sculpteur de réalisé plusieurs scènes de la Bible.

 
Le sculpteur 1 :

J’ai sculpté ce sarcophage au 4ème siècle après Jésus Christ.

Un sarcophage est composé de deux parties : la frise en haut et la cuve en bas.

Sur la frise, l’Artiste m’a demandé de représenter deux scènes. A droite, vous pouvez voir la crèche. J’ai placé Jésus dans une mangeoire, Marie assise derrière lui, l’âne, le bœuf et trois bergers qui viennent l’adorer.

 

L’Artiste 1 :

La scène de gauche représente le massacre des Saints Innocents. On voit le roi Hérode assis sur son trône qui ordonne aux soldats de tuer tous les garçons nés en même temps que Jésus. Il avait très peur que Jésus prenne sa place.

 

Au centre, deux anges tiennent une plaque sur laquelle on fixait le nom de la personne placée dans le sarcophage.

 

Le sculpteur 1 :

Sur le devant de la cuve, l’Artiste m’a demandé de réaliser 5 scènes.

A gauche Moïse reçoit les tables de la Loi de la main de Dieu.

J’ai représenté Dieu par une main sortant d’un nuage. On voit à côté de lui le buisson ardent, regardez ses feuilles qui ressemblent à des flammes.


L’artiste 1:

Sur la deuxième scène, on peut voir 2 personnages et un oiseau. Savez-vous de qui il s’agit ?

Cette scène représente le reniement de Pierre. Pierre est à droite et Jésus à gauche. Jésus dit à Pierre : « Tu vas me renier trois fois avant le chant du coq. »

L’oiseau est un coq. C’est comme ça que l’on reconnaît Pierre sur les sarcophages. Il est aussi toujours représenté barbu.

 

Le sculpteur 1:

Sur la troisième scène, vous pouvez voir 3 personnages et un agneau. De qui s’agit-il  d’après-vous ?

Au centre, c’est Jésus. Il est entouré de deux de ses apôtres : Pierre à droite et Paul à gauche (toujours représenté chauve). Jésus leur remet des livres contenant les textes religieux pour qu’ils aillent ensuite évangéliser, c’est-à-dire raconter et expliquer l’Evangile aux gens.

 

L’Artiste 1 :

Sur la quatrième scène, on retrouve deux personnages déjà rencontrés. Il s’agit de Jésus et Pierre. Jésus se trouve à gauche. Il remet à Pierre les clefs du Paradis (morceau de bois avec une boule au bout).

 

Le sculpteur 1 :

Regardez la dernière scène, que représente la main qui sort du nuage ?

Il s’agit de Dieu.

L’homme c’est Abraham. Dieu lui demande de sacrifier son fils pour lui prouver sa Foi. Au dernier moment voyant que la Foi d’Abraham est immense, Dieu l’arrête et lui dit de tuer un agneau à la place de son fils.

 

Le sarcophage de Saint Sidoine

 


L’Artiste 2 :

 

Je suis l’Artiste qui a imaginé ce sarcophage et voici le sculpteur. Ce sarcophage est plus récent que les autres. Il date du 6ème siècle. Il a abrité les restes de Saint Sidoine qui a été le 2ème évêque d’Aix en Provence. Saint Sidoine était aveugle de naissance et il a retrouvé la vus grâce à Jésus.

Sur la frise, j’ai demandé au sculpteur de représenter 4 scènes :

A gauche, on peut voir la résurrection d’un enfant.

A côté, on retrouve une scène que vous avez déjà vue sur le 1er sarcophage. Il s’agit de Jésus qui remet les clefs du paradis à Pierre.

La 3ème scène représente la multiplication des pains, un des miracles de Jésus.

Sur la 4ème scène, Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils Isaac. Il s’agit de la même scène que sur le 1er sarcophage.

 

Le sculpteur 2 :

Regardez la cuve du sarcophage. L’Artiste m’a demandé de réaliser 5 scènes.

Sur la 1ère scène à gauche, un enfant aveugle rencontre Jésus. Sur la 2ème scène, Jésus lui redonne la vue.

Au centre, la sculpture est assez abîmée. J’avais sculpté la croix de Jésus et deux soldats à ses pieds. On les reconnaît grâce à leur bouclier.

La 4ème scène représente le reniement de Pierre.

Sur la 5ème scène, une femme se tient à genou et prie au pied de Jésus. Il est rare de représenter une femme sur un sarcophage. En général, il n’y a que des hommes.

 

Le sarcophage de Sainte Marcelle


 

Le commanditaire :

 

Voici le dernier sarcophage de la crypte.

Il s’agit du sarcophage de Sainte Marcelle.

C’est le seul sarcophage qui a été réalisé près de chez nous. Il vient d’Arles.

Sur la cuve, au centre, on peut voir Jésus qui met la main sur l’épaule d’un homme ; à gauche Pierre avec sa barbe et à droite Paul qui est chauve.

Entre les personnages, le sculpteur a réalisé des dessins à la forme courbe.

Sur la frise, il y a deux tritons et des dauphins qui mangent des petits poissons.

Nous avons terminé la visite de la crypte, avez-vous des questions ?

Merci pour votre attention et bonne après-midi à Saint Maximin.

 
Le retable de Ronzen








Personnages :

Le frère dominicain Jean Damian qui a demandé un tableau pour la basilique

Le peintre : Antoine Ronzen

 



Jean Damian
 :

Bonjour, nous sommes en 1520, à l’époque de François 1er. Je suis le frère dominicain Jean Damian, prieur du couvent. J’ai demandé il y a 3 ans au peintre Antoine Ronzen de réaliser un tableau pour la Basilique sur les derniers jours de Jésus.

Monsieur Antoine de Ronzen arrive.

Jean Damian :

Bonjour Monsieur Ronzen. J’étais en train d’admirer votre œuvre.

Antoine Ronzen :

Bonjour frère Damian. Je suis ravi qu’elle vous plaise. Cette œuvre m’a demandé 3 ans de travail et je dois dire que j’en suis plutôt fier. J’ai utilisé de nouvelles techniques de peinture qui utilisent de nombreuses couleurs et la perspective. Cela permet de représenter les personnages et le décor sur des plans différents.

Jean Damian :

Vous pouvez, c’est une œuvre magnifique. Pouvez-vous m’expliquer comment elle se lit ?

Antoine Ronzen :

Bien sûr, il faut commencer par le tableau en bas à gauche puis redescendre la deuxième colonne. Ensuite on passe à droite et on remonte puis on redescend la dernière colonne. On termine par le tableau central (avant la dernière image de la colonne) et enfin le tableau qui se trouve sur l’autel.

 

                        

Jean Damian :

Ah, très bien ! Alors regardons de plus prêt chaque petit tableau pour retracer les derniers jours de Jésus.



Antoine Ronzen :



                                           

Sur le premier tableau, j’ai représenté Jésus en train de prier au jardin des oliviers.                           


     







Sur le 2ème tableau, un homme embrasse Jésus. C’est Juda qui est en train de trahir Jésus.







Le 3ème tableau représente l’arrestation de Jésus par les soldats.






Tout en haut, Jésus est conduit devant le grand prêtre Anne.

                                                                     

Jean Damian :

Dans le tableau du haut de la 2ème colonne, on peut voir Jésus qui est amené devant le grand prêtre Caïphe.

Les personnages se trouvent devant un monument que je connais.

Antoine Ronzen :

Oui, il s’agit du Colisée de Rome qui ressemble beaucoup aux arènes de Nîmes. J’ai voulu utiliser des décors que je connais, même si je sais que Jésus n’y est jamais allé. Pour les vêtements, c’est la même chose. J’ai habillé les personnages avec de belles tenues de notre époque, le 16ème siècle. J’ai choisi ce qu’il y a de plus beau.





Jean Damian




Dessous, Jésus a les yeux bandés ; il est insulté et frappé par les soldats d’Hérode.

Le décor est une place de Venise, en Italie.








Sur le tableau suivant, Jésus est amené devant Hérode qui est assis sur son trône. Et je reconnais le décor. C’est le Palais des Papes d’Avignon.










La scène du bas représente la flagellation de Jésus. Il est frappé et maltraité.



Antoine Ronzen :



Le tableau du bas de la 3ème colonne nous montre Jésus devant Pilate (le représentant de l’empereur romain) qui est en train de se laver les mains. Cela veut dire qu’il ne se préoccupe pas de la condamnation de Jésus. (Il s’en lave les mains.) J’ai peint aussi un singe pour montrer que la scène se passe à l’autre bout du monde.








Sur ce tableau, Jésus et Barabas sont présentés au peuple Celui-ci choisit de condamner Jésus et de libérer Barabas.









Ici, Jésus est placé sur un trône et subit les outrages du peuple.









Dans le tableau du haut, les soldats placent une couronne d’épine sur la tête de Jésus. Il se moquent puisqu’on dit de lui que c’est un roi.


Jean Damian :





Dans la dernière colonne en haut, Jésus porte la croix jusqu’au Mont Golgotha.









Dessous, on peut voir Jésus qui tombe sous le poids de sa croix.









Ensuite, Jésus est cloué sur la croix. On peut voir derrière lui les deux voleurs qui ont été crucifiés à ses côtés.






Il faut ensuite regarder le grand tableau du centre qui représente Jésus crucifié. Marie sa mère est à gauche en bleu. A droite, on peut voir Saint Jean, ami de Jésus et à ses pieds Marie-Madeleine. Deux anges recueillent le sang de Jésus dans des calices.

Derrière cette scène, on aperçoit la ville de Jérusalem.








On revient à la dernière image de la colonne de droite. On voit Jésus qui est descendu de la croix.











Sous le grand tableau central, on peut voir une frise avec les apôtres de Jésus. Et tout en haut, deux petits tableaux qui représentent le lavement des pieds (à gauche) et la cène (à droite).





Antoine Ronzen :

Regardez enfin le dernier tableau sur le devant de l’autel. Il représente la mise au tombeau de Jésus. On retrouve de nombreux personnages autour de lui.


  

 Antoine Ronzen : Alors frère Damian êtes-vous satisfait de mon travail ?

 

Jean Damian : Oui Monsieur Ronzen je trouve que votre œuvre est splendide. Je suis persuadé que dans 500 ans de nombreux visiteurs viendront dans cette Basilique pour admirer votre travail.

Merci de votre attention, nous vous souhaitons un bon après-midi.

Un grand merci à Mme Bossu

Dans le coeur de la Basilique régnait une sérénité et un bien être grâce aux chants et aux prières du groupe ABBA.








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