On est au 20 ème siècle
Avec un guide et des petits touristes posant les questions
Le guide :
Vous êtes ici sur un site sur lequel l’occupation est très ancienne. On est dans une plaine agricole et riche. L’occupation du site devient chrétienne, il y a 2000 ans environ, car on a retrouvé lors de fouilles l’ancien cimetière, le baptistère pour baptiser les premiers chrétiens.
Avec cette présence chrétienne, des curieux, des visiteurs, des pèlerins vont venir ici. Surtout dès que les reliques, les restes d’ossements de Marie Madeleine sont redécouvertes.
Un petit touriste :
Quand est ce que l’on redécouvre ces reliques ?
Le guide :
C’est le comte de Provence qui en 1279, redécouvre le sarcophage de Marie Madeleine dans une chapelle du cimetière. Ce cimetière était sous le parvis et sous la basilique actuelle. Il demande au Pape Boniface 8 de venir authentifier et reconnaitre ces reliques en 1280, 15 jours après Pâques, lors de la Foire de la Quinzaine. Aujourd’hui, et 733 ans plus tard, c’est cette Foire que nous refaisons.
Un petit touriste :
Pourquoi l’église est ainsi ? Est-ce que la façade a été détruite ? Où sont les décorations, les statues ?
Le guide :
On débute la construction de l’église dès la fin du 13ème siècle. Mais elle va s’arrêter à plusieurs reprises. Ce n’est qu’au début du 16ème siècle sous le règne de François 1er, Roi de France, que l’église est terminée. Environ 250 ans après le début de la construction. L’église est ainsi terminée avec un mur de pierre que l’on voit aujourd’hui en façade. Eh oui, un simple mur de façade, sans décoration !
Un petit touriste :
Pourquoi ?
Le guide :
Le roi de France n’a pas assez d’argent pour décorer la façade car il est en guerre dans le Nord de la France. Pas de statues. Pas de portail sculpté. Pas de rosace en partie haute de la façade. Pas de clocher, on ne trouve que les bases du clocher sur la droite de la façade.
Heureusement l’église ne sera jamais détruite et elle a traversé les âges ainsi.
Un petit touriste :
Qui habite ici ?
Le
guide :
Le
projet de
construction englobe l’église mais aussi un couvent avec un
magnifique cloitre.
Ce couvent a été construit pour accueillir les
dominicains. Les dominicains
sont des religieux de l’ordre prêcheurs. Leur mission depuis leur
installation
ici est celle d’accueillir les pèlerins et les touristes et de
les évangéliser,
c'est-à-dire leur raconter l’histoire de Jésus et de ses
compagnons, que l’on
retrouve dans les Evangiles. Le couvent et la basilique sont construits
pour
eux.
ARCHITECTURE
Personnages : 5
Le comte de Provence
L’architecte
3 maçons (personnes maitrisant la construction des arcs)
Maçon
3 :
Enfin,
je
vous présente une grande nouveauté : la
Croisée d’Ogives. La voute repose
sur 4 piliers et les arcs se
croisent au milieu.
Ils sont maintenus par une seule
pièce : la clé de
voute au centre.
L’architecte :
Voilà
l’art
gothique. C'est-à-dire l’arc brisé et la croisée
d’ogives.
Le comte de
Provence :
Bon,
c’est
bien joli ce grand projet. Mais quel est son avantage ?
L’architecte :
Avec
l’architecture gothique, on peut construire des églises bien
plus grandes, bien
plus hautes et très éclairées par de grandes
baies. Nous pourrons y installer
des vitraux avec de nombreuses couleurs.
Mon
projet
vous propose une église de 73 mètres de long par 37
mètres de large et 29
mètres de haut. Rendez vous compte la voûte de la
cathédrale Notre Dame de
Prise est à 33 mètres de haut, seulement 4 mètres
de plus.
Le comte de
Provence :
Je
vous
donne mon accord. Avec le pape, nous financerons cette construction.
Faites au
plus vite. Faites ce qu’il y a de plus beau pour Marie Madeleine.
Personnages :
Louis
Gudet :
Le frère dominicain, sculpteur de la chaire
2
compagnons du
devoir, artisans du bois qui viennent admirer l’œuvre et poser des
questions au
sculpteur :
·
Compagnon
1
·
Compagnon
2
Compagnon
1 :
Bonjour,
nous
sommes des compagnons du devoir, nous sommes artisans du bois et nous
venons
admirer le travail réalisé sur cette chaire. Vous
êtes le sculpteur ?
Louis
Gudet :
Oui,
bonjour, je
suis le frère dominicain Louis Gudet. J’ai sculpté cette
chaire au 18 ème
siècle. Je l’ai terminée en 1756. Savez-vous à
quoi sert une chaire ?
Compagnon
2 :
Oui,
c’est de là
que le prêtre parle à ses fidèles pendant les
messes.
Quel
bois
avez-vous utilisé ?
Louis
Gudet :
J’ai
réalisé cette
chaire en bois de noyer et vous voyez cette rampe, elle est
réalisée d’un seul
bloc, c’est-à-dire dans un seul tronc d’arbre.
Compagnon
1 :
Et
que
représentent toutes ces scènes ?
Louis
Gudet :
J’ai
voulu
représenter sur cette chaire toute l’histoire de Marie-Madeleine.
Chaque
médaillon
de la rampe représente une scène de sa vie.
Compagnon
2 :
Je
vois une femme
avec une belle robe, des bijoux et de longs cheveux, qui parle à
un homme. Il y
a du monde derrière eux.
Louis
Gudet :
La
jeune femme que
vous voyez est Marie-Madeleine. Elle habitait à Magdala, une
ville de
Palestine. Elle n’était pas aimée par les gens du pays
car c’était une
pécheresse.
Dans
cette scène,
Marie-Madeleine vient écouter Jésus et le rencontre pour
la première fois.
Les
vêtements des
personnages ne sont pas ceux de l’époque de Jésus mais
ceux de notre époque,
c’est-à-dire celle de Louis XV.
Que
voyez-vous sur
la scène suivante ?
Compagnon
1 :
Il
y a
des gens
assis autour d’une table et une femme avec de longs cheveux qui tient
les pieds
d’un homme.
Louis
Gudet :
Oui,
la femme
c’est toujours Marie-Madeleine. On la retrouve dans chaque
scène. Jésus mange
avec des amis chez Simon le Parisien. Marie-Madeleine entre et va
confesser ses
péchés. Elle lave les pieds de Jésus avec ses
larmes, les essuie de ses cheveux
et les parfume. On peut voir la fiole de parfum juste à
côté.
Regardez
la scène
suivante. A quoi cela vous fait-il penser ?
Compagnon
1 :
Je
vois des femmes
dont Marie-Madeleine et Jésus avec des hommes. Un homme …
Cela
me fait
penser à l’histoire de Lazare.
Louis
Gudet :
Très
bien. Lazare
était le frère de Marie-Madeleine et de Marthe. Il est
tombé malade.
Marie-Madeleine a demandé à Jésus de venir, mais
quand il est arrivé, c’était
trop tard, Lazare était mort.
Jésus
a donc
ressuscité son ami Lazare. C’est sa résurrection que j’ai
représenté ici.
Sur
le
médaillon
suivant, on retrouve Jésus et Marie-Madeleine chez Marthe, la
sœur de Marie-Madeleine
et Lazare. Marthe est en colère car Marie-Madeleine ne l’aide
pas à préparer le
repas et préfère écouter Jésus. Mais
Jésus dit à Marthe que sa sœur a choisi la
meilleure place et qu’on ne peut pas la lui enlever.
Regardez
la scène
suivante, de quoi s’agit-il ?
Compagnon
2 :
Je
sais, c’est
Jésus qui est mort sur la croix et la femme à ses pieds,
c’est Marie-Madeleine.
Louis
Gudet :
Oui
c’est ça, et
la suivante ?
Compagnon
1 :
Marie-Madeleine
et
ses amies trouvent le tombeau de Jésus vide et croient que
quelqu’un a volé son
corps. Que fait-cet ange ?
Louis
Gudet :
Il
vient dire aux
Saintes femmes : « Pourquoi cherchez-vous parmi les
morts celui qui
est ressuscité ? »
Compagnon
2 :
Et
dans le dernier
tableau on voit Marie-Madeleine et Jésus.
Louis
Gudet :
Oui,
Marie-Madeleine prend d’abord Jésus pour le jardinier.
Lorsqu’elle reconnaît
Jésus elle veut le toucher mais celui-ci la repousse en posant
sa main sur son
front et en disant « Noli me tangere » qui
signifie « Ne me
touche pas ».
La
tradition
provençale raconte que Marie-Madeleine, Lazare, Maximin et
d’autres amis de
Jésus, sont partis sur une barque et sont arrivés aux
Saintes-Maries-de-la-Mer.
De là, ils sont allés évangéliser chacun de
leur côté. Marie-Madeleine est
partie vivre dans la grotte de la Sainte Baume pendant 30
ans. Avant sa
mort, elle est venue ici rejoindre son ami Maximin. Elle a
été enterrée dans un
cimetière se trouvant maintenant sous la basilique.
En
1279, le
Charles II, fils du Comte de Provence entreprend des recherches pour
retrouver
les reliques de Marie-Madeleine.
Des
restes sont
retrouvés et en particulier le crâne sur lequel on pouvait
encore voir le bout
de chair que Jésus avait touché. C’est ce morceau qui se
trouve dans le
reliquaire que vous pouvez voir aujourd’hui dans le chœur.
Compagnon
1 :
Louis
Gudet :
Oui
c’est ça. Et
dessous, on voit une colombe dorée qui représente
l’Esprit-Saint.
Et
regardez, tout
en bas, sous la chaire,
j’ai représenté les quatre
évangélistes par leur
symbole :
Saint Mathieu :
l’homme,
Voilà Messieurs, Dames, la visite de la chaire est terminée, avez-vous des questions ?
·
Le
commanditaire :
celui qui commande les sarcophages, qui paye
·
Artiste :
dit ce que l’on doit dessiner (2 artistes – 1 par sarcophage)
·
Sculpteur
(tailleur de pierre) (2 sculpteurs – 1 par sarcophage)
Commanditaire :
Bonjour, je
suis le commanditaire, celui qui a commandé les sarcophages que
vous voyez
devant vous.
Au 4ème
siècle après Jésus-Christ, il y avait un
cimetière à la place de la Basilique.
Cette crypte
est une ancienne chapelle du cimetière. Il s’agit d’une chapelle
voûtée en
plein cintre.
Lorsque les
reliques de Marie-Madeleine ont été retrouvées, on
a décidé de garder la
chapelle.
Le
sarcophage que vous voyez au fond de la crypte est celui de
Marie-Madeleine.
Il est en
marbre. Mais il a été très abîmé et
on ne voit plus très bien ce qui est
représenté. D’habitude, les reliques de Marie-Madeleine
se trouvent au-dessus
de ce sarcophage, mais pendant ce week-end, vous pouvez les voir dans
le chœur
de la Basilique.
A
côté de ce
sarcophage, vous pouvez voir le sarcophage des Saints Innocents, les
petits
enfants qu’Hérode a ordonné de tuer juste après la
naissance de Jésus.
Ce
sarcophage a contenu les reliques de Saint Maximin qui était un
ami de
Marie-Madeleine et qui a été le 1er
évêque d’Aix-en-Provence.
Je vais
laisser l’artiste et le sculpteur vous le présenter.
Le sarcophage
des Saints Innocents
L’Artiste 1
:
Je suis
l’artiste qui a imaginé ce sarcophage et j’ai demandé au
sculpteur de réalisé
plusieurs scènes de la Bible.
Le
sculpteur 1 :
J’ai
sculpté
ce sarcophage au 4ème siècle après
Jésus Christ.
Un
sarcophage est composé de deux parties : la frise en haut
et la cuve en
bas.
Sur la
frise, l’Artiste m’a demandé de représenter deux
scènes. A droite, vous pouvez
voir la crèche. J’ai placé Jésus dans une
mangeoire, Marie assise derrière lui,
l’âne, le bœuf et trois bergers qui viennent l’adorer.
L’Artiste 1 :
La scène
de
gauche représente le massacre des Saints Innocents. On voit le
roi Hérode assis
sur son trône qui ordonne aux soldats de tuer tous les
garçons nés en même
temps que Jésus. Il avait très peur que Jésus
prenne sa place.
Au centre,
deux anges tiennent une plaque sur laquelle on fixait le nom de la
personne
placée dans le sarcophage.
Le
sculpteur 1 :
Sur le
devant de la cuve, l’Artiste m’a demandé de réaliser 5
scènes.
A gauche
Moïse reçoit les tables de la Loi de la main de Dieu.
J’ai
représenté Dieu par une main sortant d’un nuage. On voit
à côté de lui le
buisson ardent, regardez ses feuilles qui ressemblent à des
flammes.
L’artiste 1:
Sur la
deuxième scène, on peut voir 2 personnages et un oiseau.
Savez-vous de qui il
s’agit ?
Cette
scène
représente le reniement de Pierre. Pierre est à droite et
Jésus à gauche. Jésus
dit à Pierre : « Tu vas me renier trois fois avant le
chant du coq. »
L’oiseau est
un coq. C’est comme ça que l’on reconnaît Pierre sur les
sarcophages. Il est
aussi toujours représenté barbu.
Le
sculpteur 1:
Sur la
troisième scène, vous pouvez voir 3 personnages et un
agneau. De qui s’agit-il d’après-vous ?
Au centre,
c’est Jésus. Il est entouré de deux de ses
apôtres : Pierre à droite et
Paul à gauche (toujours représenté chauve).
Jésus leur remet des livres
contenant les textes religieux pour qu’ils aillent ensuite
évangéliser,
c’est-à-dire raconter et expliquer l’Evangile aux gens.
L’Artiste
1 :
Sur la
quatrième scène, on retrouve deux personnages
déjà rencontrés. Il s’agit de
Jésus et Pierre. Jésus se trouve à gauche. Il
remet à Pierre les clefs du
Paradis (morceau de bois avec une boule au bout).
Le
sculpteur 1 :
Regardez la
dernière scène, que représente la main qui sort du
nuage ?
Il s’agit de
Dieu.
L’homme c’est
Abraham. Dieu lui demande de sacrifier son fils pour lui prouver sa
Foi. Au
dernier moment voyant que la Foi d’Abraham est immense, Dieu
l’arrête et lui
dit de tuer un agneau à la place de son fils.
Le sarcophage
de Saint Sidoine
L’Artiste
2 :
Je suis
l’Artiste qui a imaginé ce sarcophage et voici le sculpteur. Ce
sarcophage est
plus récent que les autres. Il date du 6ème
siècle. Il a abrité les
restes de Saint Sidoine qui a été le 2ème
évêque d’Aix en Provence.
Saint Sidoine était aveugle de naissance et il a retrouvé
la vus grâce à Jésus.
Sur la
frise, j’ai demandé au sculpteur de représenter 4
scènes :
A gauche, on
peut voir la résurrection d’un enfant.
A
côté, on
retrouve une scène que vous avez déjà vue sur le 1er
sarcophage. Il
s’agit de Jésus qui remet les clefs du paradis à Pierre.
La 3ème
scène représente la multiplication des pains, un des
miracles de Jésus.
Sur la 4ème
scène, Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils
Isaac. Il s’agit de la même
scène que sur le 1er sarcophage.
Le
sculpteur 2 :
Regardez la
cuve du sarcophage. L’Artiste m’a demandé de réaliser 5
scènes.
Sur la 1ère
scène à gauche, un enfant aveugle rencontre Jésus.
Sur la 2ème
scène, Jésus lui redonne la vue.
Au centre, la
sculpture est assez abîmée. J’avais sculpté la
croix de Jésus et deux soldats à
ses pieds. On les reconnaît grâce à leur bouclier.
La 4ème
scène représente le reniement de Pierre.
Sur la 5ème
scène, une femme se tient à genou et prie au pied de
Jésus. Il est rare de
représenter une femme sur un sarcophage. En
général, il n’y a que des hommes.
Le sarcophage
de Sainte Marcelle
Le
commanditaire :
Voici le
dernier sarcophage de la crypte.
Il s’agit du
sarcophage de Sainte Marcelle.
C’est le
seul sarcophage qui a été réalisé
près de chez nous. Il vient d’Arles.
Sur la cuve,
au centre, on peut voir Jésus qui met la main sur
l’épaule d’un homme ; à
gauche Pierre avec sa barbe et à droite Paul qui est chauve.
Entre les
personnages, le sculpteur a réalisé des dessins à
la forme courbe.
Sur la
frise, il y a deux tritons et des dauphins qui mangent des petits
poissons.
Nous avons
terminé la visite de la crypte, avez-vous des questions ?
Merci pour
votre attention et bonne après-midi à Saint Maximin.
Le
frère dominicain
Jean
Damian qui a demandé un tableau pour la basilique
Le
peintre :
Antoine
Ronzen
Jean
Damian :
Bonjour,
nous sommes en 1520, à l’époque de François 1er.
Je suis le frère dominicain Jean Damian, prieur du couvent. J’ai
demandé il y a
3 ans au peintre Antoine Ronzen de réaliser un tableau pour la
Basilique sur
les derniers jours de Jésus.
Monsieur
Antoine de Ronzen arrive.
Jean
Damian :
Bonjour
Monsieur Ronzen. J’étais en train d’admirer votre
œuvre.
Antoine
Ronzen :
Bonjour
frère Damian. Je suis ravi qu’elle vous plaise. Cette
œuvre m’a demandé 3 ans de travail et je dois dire que j’en suis
plutôt fier.
J’ai utilisé de nouvelles techniques de peinture qui utilisent
de nombreuses
couleurs et la perspective. Cela permet de représenter les
personnages et le
décor sur des plans différents.
Jean
Damian :
Vous
pouvez, c’est une œuvre magnifique. Pouvez-vous
m’expliquer comment elle se lit ?
Antoine
Ronzen :
Bien
sûr, il faut commencer par le tableau en bas à gauche
puis redescendre la deuxième colonne. Ensuite on passe à
droite et on remonte
puis on redescend la dernière colonne. On termine par le tableau
central (avant
la dernière image de la colonne) et enfin le tableau qui se
trouve sur l’autel.
Jean
Damian :
Ah,
très bien ! Alors regardons de plus prêt chaque petit
tableau pour retracer les derniers jours de Jésus.
Sur le premier
tableau, j’ai représenté Jésus en train de prier
au jardin des oliviers.
|
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Sur le 2ème tableau, un homme embrasse Jésus. C’est Juda qui est en train de trahir Jésus. |
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Le 3ème tableau représente l’arrestation de Jésus par les soldats. |
|
Tout en haut, Jésus est conduit devant le grand prêtre Anne. |
|
Jean
Damian : Dans le tableau
du haut de la 2ème colonne, on peut voir Jésus
qui est amené devant le grand prêtre Caïphe. Les personnages
se trouvent devant un monument que je connais. Antoine
Ronzen : |
|
Dessous,
Jésus a les yeux bandés ; il est insulté et
frappé par les soldats d’Hérode. |
|
Sur le tableau suivant, Jésus est amené devant Hérode qui est assis sur son trône. Et je reconnais le décor. C’est le Palais des Papes d’Avignon. |
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La scène du bas représente la flagellation de Jésus. Il est frappé et maltraité. |
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Le tableau du bas de la 3ème colonne nous montre Jésus devant Pilate (le représentant de l’empereur romain) qui est en train de se laver les mains. Cela veut dire qu’il ne se préoccupe pas de la condamnation de Jésus. (Il s’en lave les mains.) J’ai peint aussi un singe pour montrer que la scène se passe à l’autre bout du monde. |
|
Sur ce tableau, Jésus et Barabas sont présentés au peuple Celui-ci choisit de condamner Jésus et de libérer Barabas. |
|
Ici, Jésus est placé sur un trône et subit les outrages du peuple. |
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Dans le tableau du haut, les soldats placent une couronne d’épine sur la tête de Jésus. Il se moquent puisqu’on dit de lui que c’est un roi. |
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Dans la dernière colonne en haut, Jésus porte la croix jusqu’au Mont Golgotha. |
|
Dessous, on peut voir Jésus qui tombe sous le poids de sa croix. |
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Ensuite, Jésus est cloué sur la croix. On peut voir derrière lui les deux voleurs qui ont été crucifiés à ses côtés. |
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On revient à la dernière image de la colonne de droite. On voit Jésus qui est descendu de la croix. |
|
Sous le grand tableau central, on peut voir une frise avec les apôtres de Jésus. Et tout en haut, deux petits tableaux qui représentent le lavement des pieds (à gauche) et la cène (à droite). |
Antoine
Ronzen :
Regardez
enfin le dernier tableau sur le devant de l’autel.
Il représente la mise au tombeau de
Jésus. On retrouve de nombreux personnages autour de lui.
Jean
Damian : Oui
Monsieur Ronzen je trouve que votre œuvre
est splendide. Je suis persuadé que dans 500 ans de nombreux
visiteurs
viendront dans cette Basilique pour admirer votre travail.
Merci de
votre attention, nous
vous
souhaitons un bon après-midi.
Un
grand merci à Mme Bossu